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Introduction : une perspective à travers l’Adriatique

Par Eriola Pira

Ardian et Stefano, vous représentez en tant qu’Albanais et Italien deux rives différentes de la Mer adriatique. Tout en gardant cela en tête, nous aborderons tous les pays de la région au cours de nos discussions. Nous tenterons d’offrir un aperçu, voire de trouver des solutions aux problèmes éventuels qui se poseront.

Vous vous trouvez tous les deux bien ancrés dans les réalités de ces deux pays. Ardian, vous êtes albanais, mais vous avez étudié et vécu en Italie dans les années 1980s et 1990s. Vous apporterez votre opinion sur les deux cultures d’un niveau culturel et de votre point de vue en tant qu’analyste médiatique et culturel.

Stefano, vous êtes italien, mais vous vivez et travaillez en Albanie depuis ces deux ans. Vous êtes particulièrement impliqué dans la scène des arts contemporains, par laquelle je suis également concernée.

Au cours de ce dialogue, j’aimerais discuter des origines de l’Eurorégion adriatique, région qui est formée par les pays anciennement connus sous le nom des « Balkans » et l’Italie. La réunion de ces pays est-elle le fruit d’une décision consciente visant à introduire de nouveaux moyens de collaboration et de dialogue à travers l’Adriatique ? Quels sont les opportunités et dangers auxquels un tel groupement est exposé ?

Pourquoi avoir créé l’Eurorégion adriatique ?


Biographies

Eriola Pira (Albanie) est titulaire d’un Bachelor en Communication et Média de masses et Histoire de l’Art de la Pace University à New York. Ses domaines de recherche principaux incluent la culture post-socialiste, les pratiques d’art contemporain et la théorie critique. Eriola est actuellement en Master en Théorie de la culture visuelle à l’Université de New York. Son mémoire examine la capitale albanaise, Tirana, non seulement comme étant un espace construit parmi des structures déjà existantes, mais aussi en tant qu’idée nourrie par la répétition omniprésente d’une certaine optique présente dans la culture et la production artistique visuelles contemporaines.


Ardian Vehbiu (Albanie) a étudié la langue et la littérature albanaises à l’Université de Tirana. Après avoir obtenu son diplôme en 1983, il a mené des recherches linguistiques à l’Institut de linguistique et littérature de l’Académie albanaise des sciences. Après une maîtrise à l’Université de La Sapienza à Rome, il a enseigné l’albanais à l’Institut oriental de Naples jusqu’à fin 1995. Ardien vit à New York depuis 1996 et s’impose comme personnalité renommée dans les médias albanais, surtout par les articles qu’il écrit régulièrement pour le quotidien albanais « Shekulli », ainsi que ses nombreux livres sur les questions culturelles et sociales.


Stefano Romano (Italie) est artiste et curateur indépendant. Il est actuellement professeur à l’Académie Carrara des Beaux-Arts à Bergamo en Italie. Entre janvier 2005 et septembre 2006, il a mené, en tant que curateur, le projet 1.60 Insurgent Space à Tirana (Albanie). En 2007, il a initié le projet CUNS, qui présente une réflexion sur le système des arts. Il utilise les performances, les installations et les vidéos, non sans une touche d’ironie, en tant qu’outils pour « enregistrer » notre société.


Sommaire

  1. Pourquoi avoir créé l’Eurorégion adriatique ?
  2. L'intégration dans la diversité : défis et opportunités
  3. Les politiques culturelles de la Région : l’européanisation et les financements
  4. Comment la coopération régionale améliore-t-elle les conditions locales pour la promotion de la culture ?


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