LabforCulture

Ce qu’est vraiment l’Arctique

http://en.wikipedia.org/wiki/Arctic

L’Arctique est en fait le « Subarctique », si l’on se base sur des données climatiques et environnementales. Le mot « Arctique » vient du grec « arktos », qui signifie « ours », en référence à la constellation qui se situe juste au-dessus de l’Arctique, « la grande ourse ».

Pour Tasha, l’« Arctique » est un concept issu des sciences naturelles, tout comme les récits socio-darwanistes sur les populations indigènes. Un jour, elle a entendu parler de Tchouktche située tout au bout de la Sibérie, par un artiste basé à Moscou. Ils ont parlé du temps et des avions. L’artiste avait l’habitude de s’y rendre pour rendre visite à de la famille, et un jour, l’avion a eu du retard. Elle a dû attendre deux semaines.

L’Arctique est chaud. C’est ici que le réchauffement climatique et autres changements climatiques seront les premiers apparents, comme premier signe d’alarme. Ainsi, Tasha est ici pour avertir les gens. Elle devra suivre les pas de son père, tenir un carnet de bord des conditions climatiques et des températures, et noter la date à laquelle la glace se brisera dans la rivière Teno. Elle devra faire attention au climat tout en s’installant ici à peindre des fleurs.

 

La baie d’Andreeva, à quelque 30 kilomètres de la frontière norvégienne, est l’une des menaces potentielles les plus alarmantes pour la péninsule de Kola en Russie. Les zones militaires empêchent les experts internationaux de commencer à sécuriser les installations de stockage des combustibles nucléaires et des déchets radioactifs. Tasha nous raconte qu’il est dangereux de rester à Nikel, la ville la plus proche de Kirkenes du côté russe de la frontière. La grande quantité de dioxyde de soufre présente dans l’air a rendu les feuilles des arbres toute brunes.
En Norvège, Tromsø (et ses 60 000 à 70 000 habitants) est considérée comme une grande ville et se comporte comme une ville internationale à l’urbanisme ravageur. D’autres « grandes villes » présentes dans la région frontalière sont Rovaniemi en Finlande, Luleå en Suède et Mourmansk en Russie. Mais ces villes semblent plus être considérées comme étant « périphériques » à l’intérieur de leur propre pays. Tromsø, Rovaniemi et Mourmansk (les « grandes villes » les plus proches) sont considérées comme des villes « arctiques » en raison de leur centre de recherche sur l’Arctique et le pôle Nord.
Mourmansk, la ville la plus importante qui se trouve au-dessus du cercle arctique, est presque aussi grande que la capitale norvégienne. Elle désire aujourd’hui devenir la capitale de l’Arctique. Vu que la jeune génération des villes et des villages avoisinants s’installe dans les « grandes » ville du Nord ou d’autre part, les villages sont abandonnés ou se transforment en résidences secondaires ou en sites touristiques.

 
 

« Pourquoi parles-tu toujours de l’océan Arctique ? » ai-je un jour demandé à mon ami du Sud, avec qui je partageais le soleil sur mon escalier. « Qu’y a-t-il là-bas qui exerce une telle force d’attraction sur toi ? Je suis allée à Spitsbergen un jour. C’est magnifique, mais je ne compte pas spécialement y retourner. »
« C’est le néant, le grand blanc, le soleil qui ne se couche jamais » m’a-t-il répondu.
« Est-ce ça qu’on a appelé le “sublime de l’Arctique” ? Si tu y as été une fois, tu auras toujours envie d’y retourner. »
« Oui » dit-il. « Ce concept est apparu au 19ème siècle et n’est pas courant. »
« Tu es un romantique, non ? La vraie vérité gît dans le néant et le silence apaisant… »
« L’espace environnant est si vaste que tu te perds toi-même en quelques sortes, tu deviens fluide et te mets à ressentir quelque chose comme un amour cosmique. »


Rejoignez-nous et tissez des liens à travers toute l'Europe ! Pourquoi rejoindre LabforCulture ?

Inscrivez-vous